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Fabriquer l’improbable – 2013

FABRIQUER L’IMPROBABLE – 30, 31 aout et 1er septembre 2013

Fabriquer l’improbable réunit dix artistes dont les œuvres suscitent l’étonnement, l’émerveillement, la fascination. Diverses stratégies permettent à ces artistes de produire l’improbable telles que la rencontre inusitée entre une œuvre et un lieu, l’exploration de phénomènes imperceptibles, la conjonction hétérogène de matériaux et/ou d’objets, la mise en mouvement d’éléments inanimés et le recours à l’ingéniosité pour réaliser des mécanismes au caractère bricolé. Par la création d’installations, d’objets, d’images, de dispositifs mécaniques ou d’engins poétiques dans lesquels se côtoient économie de moyens et savoir-faire, ils offrent autant de possibilités pouvant générer des manières aléatoires et utopiques d’appréhender et de comprendre le monde, en produisant un décalage avec ce qui nous est familier. Ce projet de résidence-événement permet d’envisager les « horizons improbables  de  la pensée » comme la suggestion de mondes potentiels, virtuels, possibles et habitables.

les commissaires – auteures
Dominique Allard  et Véronique Leblanc

Artistes

Dave Ball

Le travail de Dave Ball  (Pays de Galles, Royaume-Uni et Berlin, Allemagne) explore l’idée de l’absurde et de l’irrationnel en créant des glissements entre sens et non-sens. Caractérisé par un ludisme philosophique (« philosophical playfulness »), sa pratique artistique a pour approche réflexive, l’humour. Par la mise à l’avant plan d’idées et d’images communes, il interroge les conceptions qui définissent notre rapport au monde et suggère des manières alternatives de le percevoir, proposant entre autres des relations inédites entre le mot et l’image.

Dave Ball, Musée de l’expérience inintéressante /Museum of Uninteresting Experience, 2013. Photos © Jean-Sébastien Veilleux

Thomas Bégin 

Machines « à habiter », engins « à faire du son », les dispositifs mécaniques et les prototypes installatifs de  Thomas Bégin ( Montréal, Québec, Canada) imitent des systèmes techniques et technologiques tout en les détournant de leur fonction habituelle. Par ce jeu d’appropriation, il exploite les contigüités et les décalages qui se révèlent entre le modèle et la reprise. Autonomes et efficientes, ses machines génèrent des compositions en s’appuyant sur les propriétés physiques de sons, de géométries, de matériaux et amènent à repenser certains standards culturels.

Thomas Bégin, Le chalet, 2013. Photos © Jean-Sébastien Veilleux

Emi Honda et Jordan Mckenzie 

Emi Honda et Jordan McKenzie (Montréal, Québec, Canada) collaborent depuis 2006 à l’élaboration de projets installatifs et musicaux qui, au moyen du miniature et de l’animé, revisitent la notion de paysage. Fondateurs du groupe de musique Elfin Saddle, on reconnaît leurs performances musicales à l’inclusion d’instruments acoustiques bricolés ou trouvés et à l’aspect mythologique et animiste des thèmes qui habitent leurs œuvres. Leurs projets artistiques, sous la forme d’environnements fantastiques et envoutants, sont matériellement et conceptuellement marqués par un métissage culturel.

Emi Honda et Jordan Mckenzie, Éolienne souterraine, 2013. Photos © Jean-Sébastien Veilleux

Karina Pawlikowski

Karina Pawlikowski (Gatineau, Québec, Canada) aborde l’éphémérité du vivant par la mise en scène de la figure animalière. Elle questionne le passage de l’état animé à l’état d’inactivité physique et cérébrale, s’intéressant à la subtilité des moments de suspension qui définit cette transformation biologique de l’être. Ses installations, ses performances et ses dessins évoquent la transition entre mouvance et fixité où l’ambiguïté du geste amplifie le tragique de la scène.

Karina Pawlikowski, Neige au soleil et Respiration artificielle, 2013. Photos © Jean-Sébastien Veilleux 

Steve Topping

Le travail sculptural de Steve Topping (Montréal, Québec et St-Jean, Terre-Neuve, Canada) se fonde sur l’architecture expérimentale. De manière générale, ses objets, dispositifs et environnements sont conçus dans un effort de praticité et d’efficacité (énergétique, mécanique, spatial) pour répondre à la spécificité des lieux investis. Marquée par un vif intérêt pour le Modernisme, sa pratique est avant tout mue par la vision artistique qui définie cette époque, ayant pour principes la simplification et la fonctionnalité des éléments esthétiques et matériels.

Steve Topping, Friction-less hut, 2013. Photos © Jean-Sébastien Veilleux

Mathieu Valade

La pratique sculpturale de Mathieu Valade (Chicoutimi, Québec, Canada) explore les rapports de contradictions au moyen de la production d’objets géométriques abstraits, de volumes suivant l’esthétique minimaliste qui, juxtaposés à des dispositifs mécaniques, lumineux ou sonores, se voient hybridés de manière à faire apparaître un potentiel de représentation inattendu. Ses œuvres in situ confrontent le visiteur en soulignant la fonction des lieux qu’elles investissent.

Mathieu Valade, La trahison du réel, 2013. Photos © Jean-Sébastien Veilleux

Jonathan Villeneuve et Thierry Marceau

Jonathan Villeneuve (Montréal, Québec, Canada) créé des œuvres cinétiques, sonores et lumineuses en assemblant des matériaux familiers desquels il préserve le plus souvent l’aspect original. Réalisées au moyen de matériaux de construction et d’éléments naturels, ses machines poétiques sont activées au moyen de dispositifs mécaniques élémentaires, le mouvement et la sonorité des œuvres conviant le visiteur à présumer de leur fonction imaginaire. Thierry Marceau (Montréal, Canada) élabore des mises en scène dans lesquelles il incarne des personnages célèbres. Ses actions combinent une multitude d’images qu’il emprunte à l’histoire de l’art et à la culture populaire. Ses performances, installations et vidéos présentent des enchaînements d’images qui s’apparentent au rêve par l’étrangeté des affiliations sémantiques et historiques. Costumé, l’artiste s’applique à détourner les attentes du spectacle; entre cynisme et ineptie, il incite le spectateur à se compromettre.

 

Jonathan Villeneuve et Thierry Marceau, Sérénade: la dernière marche du Roi qui refuse de mourir, 2013. Photos © Jean-Sébastien Veilleux, Nelly-Rajotte et les artistes.

Paul Wiersbinski

La pratique de Paul Wiersbinski  (Frankfurt, Allemagne) se base sur un dialogue entre l’art et d’autres disciplines telles que l’architecture, l’entomologie et la cybernétique. Par la création de scénarios fictifs, l’artiste explore des phénomènes complexes, en accordant une importance à la collaboration avec des experts pour ouvrir vers de nouvelles perspectives de recherches et proposer des rapprochements inusités. Ses plus récents projets se penchent sur les correspondances entre le comportement des insectes sociaux et les dynamiques dans un super-organisme.

Paul Wiersbinski, Sans le sens d’un effet absolu / No sense of Absolute Effect, 2013. Photos © Jean-Sébastien Veilleux

Soirées de performances

Vendredi le 30 août 2013, Quartier Général (117, ave. de Gaspé O.)
19 h : Thomas Bégin – performance sonore La machine

Samedi le 31 août, Quartier Général (117, ave. de Gaspé O.)
20 h : Thomas Bégin – performance sonore Larsen Mixing board
21 h 30 : Elfin Saddie (Emi Honda et Jordan Mckenzie)

 Entrevues

 

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Entrevues réalisées en collaboration avec le Musée de la mémoire vivante à Saint-Jean-Port-Joli